Par Jean jr. Landry

L’école est une préparation à la vie adulte. Nous outillons nos jeunes afin qu’ils puissent s’intégrer à la société, s’y épanouir et y exercer leurs dons uniques. Le système scolaire est donc construit avec cet objectif en tête. Et les divers programmes pédagogiques élaborés par le gouvernement visent à transmettre aux enfant toute la connaissance dont ils ont besoin  ̶ du plus général au plus spécifique ̶ pour être des citoyens accomplis et productifs, essentiellement à l’égard du marché du travail. Cette stratégie est certainement légitime : nous voulons que le mécanicien qui démonte notre voiture ou le médecin qui nous opère sachent ce qu’ils font! Et pour cela, ils doivent posséder des connaissances et compétences essentielles à leur métier. Toutefois, la connaissance ne suffit pas.

Lorsque les employeurs sont interrogés sur les qualités les plus importantes qu’ils recherchent chez un employé, la compétence fait naturellement partie de la liste puisque personne ne veut d’un incompétent qui ne sera qu’une source d’exaspération pour tous. Mais d’autres qualités essentielles sont mentionnées régulièrement par les pourvoyeurs d’emplois, dont en voici quelques exemples:

Le leadership
L’intégrité
La fiabilité
La résilience
La créativité
L’amabilité
L’esprit d’équipe

Il est facile de comprendre pourquoi ces qualités sont souvent mentionnées. Un employé bardé de diplômes mais dépourvu de tout leadership sera semblable à une mine d’or inexploitable. Un employé qui a le QI d’Einstein mais qui ne démontre aucune intégrité ou éthique de travail ne sera pas un atout mais un poison pour l’organisation. Un employé qui a obtenu les meilleurs scores de sa classe mais qui est incapable de s’intégrer à une équipe de travail à cause de son attitude acariâtre sera comme un grain de sable dans l’engrenage du succès.

Or, qu’ont en commun ces qualités? Elles dépassent le cadre de la compétence et touchent une dimension cruciale de l’individu: le caractère. Et le caractère de l’individu ne s’acquiert malheureusement pas à la façon de l’arithmétique ou de la grammaire. On peut certainement consacrer une bibliothèque entière au caractère, mais ce dernier ne trouvera son sens que s’il est mis en pratique, ce qui requiert un acte de volonté de la part de l’élève et donc un travail intérieur sérieux. Or, nous savons que le système scolaire n’a généralement ni le temps ni les moyens de s’attaquer sérieusement à une tâche aussi titanesque, en dépit de toute la bonne volonté et du dévouement des enseignants. Avec toute la matière scolaire à transmettre et tous les enfants à instruire, tenter en plus de former ou réformer le caractère de l’apprenant serait tout simplement irréaliste. Et encore une fois, c’est là que l’école-maison prend tout son sens.

Lorsque nous élevons nos enfants et prenons en charge leur éducation, cette dernière n’est plus compartimentée comme c’est le cas à l’école. Elle est intégrée à la dynamique familiale et se déroule sous notre regard observateur. Et puisque nous connaissons nos enfants mieux que quiconque, nous sommes en mesure d’observer simultanément leurs caractère à l’oeuvre. Au cours d’une leçon de mathématique ou de français, nous pouvons détecter une lacune au niveau de la créativité. Lors d’un sport d’équipe, nous pouvons noter une tendance à se replier sur soi ou à chercher toute l’attention. À tout moment, le caractère de l’enfant transparaît dans le travail qu’il fait et dans ses rapports avec les autres. Cela nous permet de corriger sa trajectoire en temps réel, de redresser ses tendances tortueuses, de modeler peu à peu l’enfant en un homme ou une femme qui, plus tard, n’abordera pas le marché du travail avec seulement une grosse tête pleine d’informations mais avec un caractère solide qui lui ouvrira des portes, que ce soit lors de la recherche d’un emploi ou du démarrage d’une entreprise. Et parallèlement au succès professionnel que ce caractère assurera, cet adulte connaîtra de meilleurs rapports avec ceux qu’il côtoie et un sentiment de bonheur accru.

La formation du caractère de l’enfant est un long travail de labourage qui requiert beaucoup de patience, de temps et d’énergie. Mais c’est un travail profondément gratifiant. Il nous permet d’assister aux progrès de l’enfant et nous encourage à devenir nous-mêmes des exemples de caractère afin d’inspirer ce dernier à se dépasser.

Si vous songez à faire l’école-maison à vos tout-petits, souvenez-vous que leurs premières années sont idéales pour entreprendre la formation de leur caractère. Nous avons d’ailleurs sur notre site des membres une section destinée à encourager les nouveaux parents qui envisagent d’enseigner à leur enfant d’âge préscolaire. Si vos enfants sont plus grands, il n’est toutefois jamais trop tard! Il existe diverses ressources pouvant vous soutenir dans cette tâche, dont la série éducative très appréciée des parents Caractère d’abord!

L’école-maison va bien au delà des résultats scolaires. Elle vise la croissance et l’épanouissement intégral de l’enfant et la HSLDA est là pour vous soutenir dans cette honorable mission!

 

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