“En y repensant, cela a probablement été le gain le plus précieux pour ma vie: faire face aux problèmes et les régler!” D’après André, voilà quelques-unes des clés du succès d’André : gérer les conflits, apprendre la flexibilité et vivre le moment présent.

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Nous sommes heureux de vous présenter André Riendeau. André a fait l’école-maison à partir de la 4e année du primaire jusqu’à la fin du secondaire. Il est marié avec Stéphanie et ils ont quatre enfants : Vanya, 8 ans; Raphaël, 7 ans; Samuel, 5 ans et Emma, 4 ans.

André est le plus jeune de trois garçons. Lorsque ses grands frères ont eu l’âge de commencer le secondaire, les parents d’André ont décidé de faire l’école-maison aux trois garçons. Ils désiraient que leurs enfants soient forts dans la foi chrétienne, et ils se rendaient compte aussi qu’à l’école publique, l’influence était très négative.

André est un autodidacte : il se rappelle qu’il se levait très tôt le matin (vers 5 h) pour pouvoir commencer son école rapidement et avoir fini pour midi, afin d’avoir plus de temps pour jouer le reste de la journée. Il aimait presque toutes les matières, mais sa matière préférée était l’histoire. Il aimait beaucoup aussi être à l’extérieur à faire de la bicyclette, du canoë, du camping, jouer au hockey, patiner et faire du ski.

Lorsqu’on lui demande de décrire une journée typique de son l’école-maison, il nous dit que c’était assez bien organisé tout en étant flexible, afin de permettre l’apprentissage spontané si une opportunité non planifiée se présentait. La famille commençait la journée ensemble par l’étude de la Parole de Dieu, ensuite ils déjeunaient et se mettaient à l’étude. Il y avait des périodes de temps pour l’étude individuelle et d’autres pour l’apprentissage ensemble. Le père d’André était pasteur et il avait son bureau à la maison. Lors de la pause, il jouait avec les garçons, soit aux échecs soit au ping-pong. André dit : « Cela a aidé ma mère énormément d’avoir mon père près d’elle; avoir trois adolescents à gérer, c’était parfois cowboy! »

André continue: « Naturellement, il y a eu des jours où ça n’allait pas du tout avec mes parents ou avec mes frères. Alors, je devais y faire face et je ne pouvais y échapper! Nous devions nous entendre et résoudre nos problèmes. En y repensant, cela a probablement été le gain le plus précieux pour ma vie: faire face aux problèmes et les régler! »


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André a passablement appréciée la flexibilité de l’école-maison. Cela lui a donné l’opportunité d’aider les autres à réaliser des projets dans des domaines tels que l’informatique, la construction et la ferme. Il a aussi pu aller à Moscou à l’âge de 17 ans, pour enseigner l’anglais dans plusieurs orphelinats et écoles. Sensibilisé à la souffrance physique chez les jeunes enfants lors de son voyage, il a décidé de devenir infirmier dès son retour. Malheureusement, au dire d’André, les premières semaines d’études collégiales ont été un vrai défi : « C’était beaucoup trop lent! J’étais assis dans une classe à écouter quelqu’un parler trois fois plus lentement que j’étais capable de lire…! J’ai vite compris alors que j’avais le temps de faire les devoirs d’un cours pendant un autre, alors que le professeur donnait sa matière. »

Par la suite, André a complété un baccalauréat en sciences infirmières. Présentement, il travaille comme directeur des services généraux de santé physique et des infirmiers. Il s’est engagé comme président de l’ACPEQ pendant deux ans. André dit que l’opportunité d’avoir une association telle que l’ACPEQ est d’une valeur inestimable pour les familles faisant l’école-maison. « Le fait est que notre famille n’avait pu bénéficier des services et de l’expertise d’une telle association durant mes années de l’école-maison. Je peux maintenant m’assurer que les familles d’aujourd’hui et de demain aient accès à un pareil soutien professionnel. »

Un conseil qu’il donne aux parents éducateurs : « Bien que les résultats finaux soient importants, et que pour plusieurs, ils sont la motivation de faire l’école-maison, il est primordiale de ne pas oublier : l’école-maison est un style de vie au quotidien et ne devrait pas être un fardeau afin d’atteindre un résultat donné. Faire l’école-maison, ça vaut la peine à chaque jour! »

Écrit par Caitlyn Watson