Par Jean jr. Landry.

Après une rencontre porteuse d’espoir avec le ministre Sébastien Proulx en septembre dernier, la HSLDA a soumis ce mois-ci au gouvernement ses recommandations destinées à favoriser des rapports harmonieux entre les autorités scolaires du Québec et les familles qui font le choix de l’éducation à domicile.

Dans ce rapport de plusieurs pages, la HSLDA a fait valoir auprès du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur que l’école-maison est un mouvement en croissance dans plusieurs pays industrialisés et que des mesures doivent être prises afin que le Québec prenne le virage de cette forme d’éducation avec succès. S’appuyant sur des études faites sur le sujet, la HSLDA a également rappelé au gouvernement que l’école-maison est loin d’être un mouvement clandestin ou un phénomène strictement religieux qui doit être vu d’un œil suspicieux mais qu’il est au contraire une démarche légitime et très réfléchie venant de parents désirant le succès de leurs enfants et produisant par le fait même d’excellents résultats sur le plan académique et humain.  

Le document a été élaboré de façon à rassurer le gouvernement sur le désir des parents-éducateurs de se conformer aux exigences actuelles de la loi mais également en exposant les abus dont ils sont souvent la cible de la part des autorités scolaires. Le lien de confiance ayant été brisé entre les autorités et les parents-éducateurs, la HSLDA a recommandé qu’une éducation soit faite auprès des commissions scolaires afin que ses intervenants comprennent ce qu’est l’école-maison et qu’ils respectent entièrement ce choix, qu’ils assouplissent leurs méthodes d’évaluation et qu’ils puissent bénéficier de directives claires de la part du gouvernement afin d’adopter une approche uniforme partout au Québec. La HSLDA a proposé que le gouvernement développe une politique novatrice où l’école publique, privée et à domicile seront considérées toutes trois sur un pied d’égalité et jouiront de la même reconnaissance. Ainsi, le fait pour un parent éducateur de déclarer aux autorités ses intentions de faire l’école-maison ne sera plus comme jouer à la roulette russe mais deviendra aussi naturel et que d’inscrire ses enfants à l’école du quartier.

La HSLDA poursuit donc son travail afin de bien représenter ses membres et d’influencer positivement le gouvernement dans l’élaboration de ses politiques futures, pour le bien de nos membres et pour le succès de nos enfants. Nous vous garderons au courant de tout développement futur dans ce dossier.