Par Jean jr. Landry

Face à toute préoccupation, il est souvent très utile de relativiser les choses et de chercher à voir le beau côté de la médaille. Cela nous permet de prendre du recul et de nourrir un espoir qui serait improbable si nous restions le nez collé sur le problème. Et l’arrivée de la loi 144 ne fait pas exception à ce principe. Pour bien des parents éducateurs qui ont déjà un quotidien bien rempli, l’arrivée de la nouvelle législation n’est qu’un tracas de plus dont ils auraient bien pu se passer. Mais la loi 144 comporte malgré tout des avantages certains pour le mouvement de l’école-maison au Québec.

Nous avons déjà mentionné à quelques reprises que la loi 144 permettra de mettre fin à bien des ambiguïtés et donc de couper court à divers abus de pouvoir dont étaient victimes certaines familles d’école-maison de la part des autorités scolaires. Mais un autre avantage appréciable de cette loi est la publicité inespérée qu’elle génère pour l’école-maison. Il faut en effet se rappeler qu’un nombre considérable de gens ignorent toujours qu’il est possible et tout à fait légal d’enseigner à ses propres enfants partout au Canada. Or, grâce aux changements apportés à la législation, de nombreux journalistes se sont penchés sur le phénomène et les articles et reportages sur le sujet se sont multipliés. Cela signifie que de plus en plus de gens sont conscientisés sur la validité et la beauté de ce choix éducatif. Selon Louise Frazer, membre de l’équipe d’experts pour la HSLDA au Québec, il est donc à prévoir que l’arrivée de la nouvelle loi entraînera un bourgeonnement de nouvelles familles qui feront ce choix. Par le fait-même, la communauté grandira et il sera plus facile pour les parents de trouver des parents qui font l’école-maison comme eux.

Le mouvement de l’école-maison au Québec franchit ainsi les étapes qu’il a franchies ailleurs dans le monde, passant d’un mouvement aux allures clandestines à un choix éducatif pleinement reconnu et valorisé. Et cette reconnaissance comporte son lot d’avantages, dont la multiplication des ressources pédagogiques adaptées à cette forme d’éducation. Nous savons en effet qu’au niveau anglophone, il existe une pléthore d’options pour le parent éducateur, alors que la francophonie doit se débrouiller avec peu. Mais en jouissant d’une popularité grandissante, l’école-maison au Québec devrait assister à une multiplication de ressources et de possibilités, ce qui est très encourageant. Un autre avantage de cette reconnaissance est qu’elle contribue à dissiper l’ignorance et de mettre fin à de nombreux préjugés qui stigmatisent souvent les familles qui font l’école-maison.

L’exemple des Leboeuf
Il y a quelques temps, une famille nous a justement partagé un reportage que Radio-Canada a réalisé après leur avoir rendu visite. Ce reportage est un bel exemple de la conscientisation que permettent les changements législatifs actuels. Nous sommes témoins d’un changement de ton dans les médias, qui associent de moins en moins l’école-maison aux écoles illégales et qui sont témoins de la réussite des élèves qui empruntent ce parcours scolaire. Nous encourageons d’ailleurs tous les parents éducateurs à nous faire part de tout reportage réalisé à leur sujet, que ce soit dans les journaux, sur Internet, à la radio ou la télévision, afin que nous puissions diffuser l’information au sein de notre communauté. Si vous n’aviez pas encore eu l’occasion de voir l’inspirant reportage réalisé chez les Leboeuf, cliquez ICI.