Voici 3 mythes à déboulonner!

L'école-maison pour la première fois

par Jean jr. Landry

(Lecture de 3 minutes)

Que ce soit en raison de la pandémie actuelle ou de tout autre motif personnel, de nombreux parents ont décidé cet été qu’ils allaient prendre en charge l’éducation de leur propre enfant pour la présente année scolaire. Heureusement, ils ne sont pas laissés à eux-mêmes car des milliers de familles ont déjà pavé la voie avant eux. Néanmoins, la décision demeure audacieuse et le projet peut sembler intimidant. Et si vous êtes l’un des ces apprentis parents éducateurs, un tas de questions vous tourne sans doute dans la tête. Et de nombreux doutes vous tenaillent peut-être également.

Afin de vous aider à relâcher le stress et à vous embarquer dans cette aventure avec davantage de confiance, relevons 3 mythes courants que vous aurez tout avantage à dissiper :

Mythe 1 : « Je n’ai pas les qualifications requises pour enseigner »

Peut-être que la tâche d’enseignant vous semble enveloppée d’une aura de mystère. Après tout, les professeurs du système scolaire font des études poussées pour pouvoir décrocher un emploi dans le domaine. Ils ont étudié la pédagogie et un tas d’autres choses. Et vous? Peut-être avez-vous étudié dans un tout autre domaine. Peut-être même que vous n’avez aucun diplôme. Pire encore, peut-être avez-vous toujours eu de la difficulté à obtenir de bonnes notes à l’école. Comment pourriez-vous donc rivaliser avec les pros?

Il y a de nombreuses bonnes réponses à cette question mais voici l’une des plus importantes à retenir : vous connaissez votre enfant mieux que quiconque. Vous avez été à ses côtés dès son premier souffle. Et vous lui avez appris à marcher, à parler, à lacer ses souliers. Vous êtes donc déjà son professeur, avec des années d’expérience à votre actif. Comme tout parent, vous avez acquis naturellement le don de transmettre le savoir. L’école-maison n’est donc qu’une nouvelle étape de ce processus naturel.

Nul doute que vous rencontrerez néanmoins des défis en cours de route. Mais en cette ère technologique, les ressources disponibles pour vous venir en aide sont tellement nombreuses! Et sans compter les groupes de soutien et les associations d’école-maison qui sont là pour vous épauler!

Mythe 2 : « Je n’aurai peut-être pas l’énergie ou le temps nécessaires »

Nous avons tendance à nous représenter l’école comme une tâche colossale qui requiert une force mentale et physique herculéenne. Si vous aviez déjà un enfant à l’école, ce peut être pire car vous connaissez le poids de tous ces devoirs scolaires à faire à la maison le soir venu, alors que votre enfant et vous-mêmes êtes déjà fatigués d’une longue journée de labeur. Comment survivrez-vous donc à une JOURNÉE ENTIÈRE d’école? Et comment survivrez-vous à une ANNÉE?

Après avoir fait un petit bout de chemin, vous découvrirez comme bien d’autres parents éducateurs qu’en réalité, l’école-maison ne se compare pas au fardeau des devoirs scolaires. Elle s’intègre peu à peu à votre routine, comme toute habitude, puis elle fait partie de votre mode de vie. Et vous réaliserez qu’une journée d’école-maison productive est souvent beaucoup plus courte qu’une journée à l’école. Car vous n’avez pas à employer le tier de votre temps à discipliner une classe de 30 élèves. Et vous n’avez pas à livrer quotidiennement un cours magistral de plusieurs heures. Vous découvrirez que l’enfant peut apprendre de façon autonome en feuilletant un bouquin, en regardant un documentaire, en explorant la nature ou en jouant à des jeux ludiques. Vous découvrirez que l’apprentissage n’est pas une corvée mais un désir humain inné qui ne demande qu’à être nourri et encouragé.

Mythe 3 : « Mon école-maison ne sera pas aussi parfaite que celle de ma belle-soeur »

Peut-être avez-vous des membres de votre famille, des amis ou simplement des connaissances sur facebook qui font déjà l’école-maison et qui semblent y arriver si bien. Et peut-être aurez-vous tendance à comparer défavorablement vos « performances » aux leurs, surtout à vos débuts. Vous regarderez leurs sorties au musée, leurs bricolage dignes de Pinterest et leur horaire sophistiqué et aurez l’impression que vous vous mesurez à la perfection. De grâce, ne succombez pas à cette vision idéalisée et naïve de l’école-maison. Car tous les parents éducateurs ont leurs lacunes et leurs mauvaises journées (tout comme les profs de l’école, soit dit en passant!). Tous les parents éducateurs font face à leurs propres limites et à celles de leurs enfants. Aucune école-maison n’est donc parfaite. Et personne n’exige qu’elle le soit. Vous pouvez donc dès maintenant retirer de vos épaules le fardeau du perfectionnisme

Il est normal d’avoir des appréhensions lorsque nous débutons quelque chose de nouveau et l’école-maison n’y échappe pas, d’autant plus que nous souhaitons que notre enfant bénéficie de la meilleure éducation possible et qu’il connaisse le succès. Or, sachez que vous êtes sans doute la personne la mieux outillée pour offrir cette éducation. Et vous avez à votre disposition tout un réseau de personnes et de ressources qui vous permettront de relever ce beau défi. Inspirez-vous du témoignage de Craig et Linda, de Justine, de Alicia, de Charlotte , de Isaac et de toutes ces familles d’école-maison qui, autour de vous ou sur le Web, ont une histoire passionnante à vous raconter! Et si ce n’est déjà fait, devenez membres de la HSLDA Canada afin d’avoir accès à de nombreuses ressources pour débuter votre aventure du bon pied!

Bon succès!

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