Par Peter Stock

(Lecture de 2 minutes)

Les familles québécoises faisant l’école-maison subissent présentement beaucoup de pression alors que le gouvernement provincial exige que les enfants éduqués à domicile subissent les examens ministériels provinciaux, et ce dans 2 ans. Cette nouvelle exigence apporte une charge supplémentaire sur les parents et les enfants, sans aucun bénéfice éducatif significatif. Il s’agit d’un bel exemple où le «gouvernement pense savoir mieux que quiconque», alors que ce n’est clairement pas le cas.

Lorsqu’un gouvernement suggère ou impose des changements avec lesquels nous sommes en désaccord, la HSLDA se mobilise. Récemment au Québec, cela a impliqué de faire pression sur le ministre et les élus de l’Assemblée Nationale. Cependant, une fois que la nouvelle réglementation est entrée en vigueur, la HSLDA doit informer ses membres pour qu’ils puissent s’y conformer.

Lorsque la HSLDA encourage ses membres à se conformer à la réglementation, cela signifie-t-il que nous somme d’accord avec cette dernière? Non, ce n’est pas le cas. Mais nous vivons tous sous l’autorité de la loi et nous ne pouvons pas ignorer celle-ci simplement parce que nous ne sommes pas d’accord avec elle. Partout au Canada, lorsqu’une famille membre de la HSLDA vit des démêlés judiciaires avec une instance gouvernementale à cause de l’école-maison, il peut être très difficile  ̶ voire impossible ̶ pour la HSLDA de défendre cette famille s’il est démontré que cette dernière démontre un flagrant mépris de la loi.

Alors, la HSLDA ne devrait-elle pas immédiatement contester en cour la nouvelle réglementation au Québec? Eh bien, aller au tribunal comporte toujours son lot de risques. En fait, perdre une cause au tribunal peut aggraver la situation. C’est pour cette raison qu’il faut d’abord miser sur d’autres moyens de changement avant de se précipiter devant les tribunaux. Et même dans ce cas, l’action en justice ne devra être intentée que s’il existe une chance raisonnable de succès.

Au Québec, l’exigence des examens écrits entrera en vigueur dans deux ans. Pour l’équipe juridique chevronnée de la HSLDA et pour tous ses membres et sympathisants du Québec, ces deux années représentent une occasion unique de faire pression sur les politiciens pour qu’ils améliorent la réglementation. Et à mesure que nous avançons, nous continuerons d’utiliser tous les outils à notre disposition, y compris les actions en justice, pour promouvoir et défendre la liberté d’enseigner à la maison, tant au Québec que partout au Canada.

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