Par Louise Frazer

Nous déployons continuellement des efforts afin de soutenir nos membres dans la préparation de leurs portfolios et de leurs bilans afin qu’ils le fassent en conformité avec la Loi 144, tout en veillant à protéger la liberté qui confère à l’école-maison toute son efficacité. Dans le cadre de ces efforts, la HSLDA et l’ACPEQ ont rencontré la Direction de l’enseignement à la maison (DEM) le 6 février 2019, dont l’équipe nous a chaleureusement accueillis.

Les principaux sujets discutés lors de cette rencontre concernaient deux documents que la DEM a commencé à faire circuler afin de répondre à plusieurs questions que les parents leur ont posées. Ces documents traitent du bilan de mi-parcours et de l’état de situation, ainsi que du contenu du portfolio qui doit être soumis au ministre  ̶ pour ceux qui ont choisi de remettre de type d’évaluation à la fin de l’année scolaire.

La HSLDA et l’ACPEQ ont fait part de leurs préoccupations concernant certains points et cette rétroaction a été en grande partie bien accueillie. Nous avons insisté sur l’importance de permettre aux parents d’adopter une interprétation très large de l’expression “temps alloué” (aux activités d’apprentissage) parce que cela peut varier énormément d’une famille à l’autre et même d’un enfant à l’autre au sein d’une même famille. Nous avons aussi suggéré que le document traitant des portfolios offre des suggestions et exemples, tout en n’imposant aucune méthode ou élément spécifiques. En permettant une telle liberté, tant au niveau du contenu que de la forme, le portfolio de chaque enfant peut ainsi refléter sa véritable expérience éducative.

Nous avons eu une discussion ouverte au sujet des réalités propres aux enfants ayant des besoins particuliers. Nous avons souligné que les parents dont les enfants apprennent d’une façon ou à un rythme non conventionnels, se sentent vulnérables face à l’examen minutieux du gouvernement. Parmi les chargés de suivi nommés par le ministère, plusieurs ont travaillé avec des enfants ayant des besoins particuliers ou ont eux-mêmes de tels enfants. Les chargés de suivi nous ont été présentés et nous avons pu discuter avec eux. Chaque famille est jumelés à l’un deux et l’objectif est de suivre la même famille pour plusieurs années, à moins qu’un changement ne soit demandé.

La DEM aimerait que le public, les écoles et leur administration, les établissements du postsecondaire ainsi que les professionnels de la santé soient davantage conscientisés au sujet de l’école-maison. Ils aimeraient également voir les élèves de l’école-maison accéder plus facilement aux établissements de niveau postsecondaire. Nous encourageons d’ailleurs les familles qui ont des enfants de niveau secondaire participent aux journées portes ouvertes de ce type d’établissements et posent des questions au sujet des politiques d’admission des élèves de l’école-maison. Faites-nous part de tout obstacle rencontré, car le gouvernement est présentement à notre écoute.

En somme, cette rencontre a été fructueuse! Merci à nos membres qui ont partagé leurs expériences et leurs échanges de correspondances, tant avec la DEM qu’avec les commissions scolaires. Cela nous aide à avoir une meilleure vue d’ensemble et à continuer d’intercéder pour vous.

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