« Être encouragé à développer mes passions et à développer des compétences académiques à travers ces passions, sont les plus grandes choses que l’école-maison m’aura apportées. »

Suivez-moi sur le chemin de Mikaël Cardinal, chargé de cours à l’Université de Sherbrooke. Mikaël a grandi au Québec avec ses quatre frères et sœurs plus jeunes que lui. Ses parents ont toujours su qu’ils feraient l’école-maison à tous leurs enfants, parce qu’ils voulaient transmettre leurs valeurs à leurs enfants et encourager des relations familiales fortes.

Lorsqu’on lui a demandé de décrire une journée typique, Mikaël affirme que la journée commençait avec le temps familial autour de la Bible. Chaque mois, les frères et sœurs avaient un sujet particulier qu’ils avaient à étudier ensemble, et il y avait généralement un projet d’équipe à faire chaque jour sur la base de ce sujet commun. Puis, ils étudiaient certains sujets individuellement, tels les mathématiques, le français et les sciences.

L’école-maison a accordé à Mikaël le temps de découvrir ses propres intérêts et talents uniques; il dit que : « Un des principaux faits saillants de mon expérience a été la possibilité pour moi de me développer mes talents de musicien. » Pendant ses études secondaires à la maison, il passait jusqu’à quatre heures par jour à pratiquer le piano pour se préparer aux compétitions et aux examens. Il utilise désormais ce talent pour jouer avec une équipe de louange à son église.

En grandissant, Mikaël a toujours été fasciné par les avions (entre autres, les avions LEGO), dessiner des avions, etc. Il n’est pas surprenant alors que cet intérêt pour les avions soit devenu une passion pour lui : après l’école secondaire, il a décidé d’obtenir son diplôme en génie aéronautique. Sa première étape a été de faire deux années de CÉGEP dans un programme pré-universitaire qui comprenait la physique, les mathématiques avancées, la chimie, la littérature et la philosophie, pour ne nommer que quelques cours. Tout en étudiant au baccalauréat à l’Université, Mikaël a été en mesure de faire partie d’une équipe qui a été la plateforme d’une nouvelle aile en matériaux composites pour l’avion SA 160! L’équipe était responsable de la conception de l’aile, de l’analyse de l’aérodynamique et de la structure de l’aile. De plus, ils avaient à sélectionner des matériaux pour l’aile, puis passer à la conception du processus de fabrication.

Mikaël ne s’est pas arrêté au diplôme du baccalauréat; il travaille actuellement sur son diplôme de maîtrise en génie mécanique, et en janvier, il a été en mesure de présenter sa thèse de maîtrise à la conférence AIAA SCI Tech 2014. Cette conférence est le plus grand événement à l’échelle mondiale pour la recherche en aérospatiale et en développement de la technologie. Selon les dires de Mikaël : « Le sujet de la thèse que j’ai présenté est liée à l’élaboration de modèles mathématiques d’avions sans pilote, basée sur des données en plein vol. Fondamentalement, j’ai développé un modèle qui prédit la dynamique de l’avion, sur la base de mesures expérimentales des entrées de données du pilote ainsi que des données expérimentales de l’air et de l’inertie. »

Alors, en quoi l’école-maison a-t-elle eu un impact au niveau de l’expérience universitaire de Mikaël? Quand il était à l’étape du secondaire, Mikaël s’est essentiellement enseigné lui-même; ses parents ne lui ont fourni que quelques conseils au besoin, mais il a planifié toutes ses activités de son propre chef! Il insiste en disant que cet auto-enseignement à la période du secondaire lui a été salutaire lors de ses études universitaires. En outre, ses parents l’ont encouragé en permanence à développer ses compétences, ce qui lui a donné une pulsion pour la performance scolaire. Il dit : « D’être encouragé à développer mes passions, et de développer des compétences académiques à travers ces passions, sont les plus grandes choses que l’école-maison m’aura apporté.»

Écrit par Caitlyn Watson