Comme vous vous en rappelez peut-être, Manon Fortin, représentante de la HSLDA, a rencontré le ministre de l’Éducation Sébastien Proulx l’automne dernier. Lors de cette rencontre, il a clairement annoncé que son but premier est de trouver les étudiants qui ne sont pas déclarés dans la province. À la demande du ministre, la HSLDA a soumis un rapport soulignant des suggestions et solutions possibles et présentant certaines difficultés et conflits que les parents éducateurs du Québec vivent avec leurs commissions scolaires et qui expliquent en grande partie pourquoi plusieurs parents éducateurs ne sont pas déclarés.

Récemment, nous avons été informés que le ministre Proulx projette très bientôt de présenter un projet de loi modifiant la Loi sur l’instruction publique, lequel inclura des changements à la loi portant sur l’école-maison. Nous ne connaissons pas encore les détails de ce projet de loi, mais nous suivons de près la situation et allons vous garder informés. Il y aura un processus de consultation et la HSLDA en fera partie. Dans un futur très proche, la HSLDA soumettra un rapport plus détaillé au ministre, soulignant des éléments spécifiques que le gouvernement devrait garder à l’esprit lorsqu’il rédigera cette nouvelle loi, compte tenu de l’impact que cette dernière aura sur l’éducation à la maison. Afin de bien représenter nos membres, nous comptons être au premier plan. En tant qu’organisation largement connue et respectée à travers le Canada, nous sommes confiants et optimistes que nous serons entendus.

Ceci étant dit, le fonctionnement d’une démocratie comme la nôtre est à son meilleur lorsque les citoyens expriment individuellement leurs préoccupations au moment opportun et de la façon appropriée. Plusieurs parents éducateurs ne sont pas inscrits et opèrent dans l’ombre afin d’éviter un conflit avec les commissions scolaires, mais il se peut que cela ne soit plus possible une fois que la nouvelle législation entrera en vigueur. Il est donc temps de vous lever et de faire connaître vos préoccupations. Les familles qui ont fait du lobbying au niveau de la commission scolaire, que ce soit individuellement avec l’aide de la HSLDA ou en groupe, afin de protester contre des politiques injustes, ont vu la différence qu’ils peuvent faire lorsqu’ils se tiennent debout ensemble et expriment leurs préoccupations. Nous en avons vu un exemple avec les commission scolaires Québec Western et Lester B. Pearson. Bientôt, nous aurons à nous serrer les coudes et à exprimer nos préoccupations à une plus grande échelle en communiquant avec nos députés et en leur demandant d’appuyer l’école-maison tout au long de l’élaboration de cette loi. Comme vous le savez, plus de voix signifie plus d’influence au niveau du gouvernement. Chaque lettre représente 100 votes aux yeux du gouvernement. Alors si l’entière communauté de l’école-maison au Québec communique avec leur député, cela aura un impact majeur.

Que vous ayez fait l’école-maison pendant des années ou seulement pour quelques mois, que vous ayez fait l’école-maison à tous vos enfants ou juste à l’un d’eux, que vous ayez des plans à court ou à long terme concernant l’école-maison, il est essentiel d’informer votre député de vos préoccupations si vous désirez protéger la liberté de choisir le curriculum et la méthode d’évaluation de votre choix. Informer ainsi votre député lui permettra d’être conscient de l’enjeu lorsque le projet de loi sera présenté.

Nous aiderons nos membres à localiser leurs députés et connaître leurs coordonnées. Nous sommes aussi en train d’élaborer un modèle suggéré de lettres et de courriels et offrirons aussi un service de correction pour ceux qui le désirent.

Dans quelques jours, nous vous transmettrons ces détails alors que nous entrons ensemble dans ce nouveau chapitre excitant de l’école-maison au Québec.