Par Caitlyn Watson

Planifiez-vous une année sabbatique après l’école secondaire? Aimeriez-vous grandir dans votre foi tout en explorant une autre région du globe? C’est exactement ce qu’avait en tête Hadiya Huijer lorsqu’elle s’est inscrite à Outtatown, un programme de formation de disciples offert par la Canadian Mennonite University.

Hadiya a une soeur plus jeune, Josina, et les deux filles ont été scolarisées à la maison par leurs parents, Laurisse et Gwenda Huijer. Laurisse est un ingénieur civil né aux Pays-Bas, tandis que Gwenda, qui a également des racines néerlandaises, est née au Canada.

La famille fait l’école-maison depuis le début de la scolarisation d’Hadiya et en est donc à une seizième année d’école-maison, avec la HSLDA à ses côtés depuis le tout début. «Nous nous sommes joints à la HSLDA pour soutenir l’association est ses membres, tout en bénéficiant nous-mêmes du soutien qui nous est offert», relatent Laurisse et Gwenda.

Hadiya a achevé son parcours d’école-maison avec un an d’avance, ce qui lui a permis de passer une année sabbatique avec Outtatown. Ce programme de 8 mois, pleinement accrédité et offert par la Canadian Mennonite University, est destiné aux jeunes adultes qui souhaitent grandir dans leur démarche chrétienne. Les élèves commencent ensemble leur périple en parcourant l’Ouest canadien, puis passent trois mois en Afrique du Sud ou au Guatemala.

«Au départ, explique Hadiya avec enthousiasme, ma décision d’aller en Afrique du Sud plutôt qu’au Guatemala était motivée par le fait que le site sud-africain impliquait un plus long voyage. Je voulais explorer autant que je le pouvais et le site sud-africain représentait une opportunité idéale. L’Afrique du Sud était aussi davantage axée sur l’aventure, ce qui m’a attiré dans ce programme.» Puis Hadiya ajoute en riant que ses parents n’étaient peut-être pas été aussi enthousiasmés qu’elle par cet aspect aventurier.  «En Afrique du Sud, poursuit-elle, nous avons pu faire du parachutisme et du saut à l’élastique, ainsi que du surf et de la randonnée.»

La communauté dans laquelle Hadiya a séjourné avec ses compagnons de voyage a été la partie la plus enrichissante de son voyage. «Partager tant d’expériences passionnantes et marquantes avec un groupe de personnes et vivre avec elles pendant sept mois nous a permis de bien nous connaître les uns les autres», dit-elle en souriant. «Même aujourd’hui, presque deux ans après que nous nous soyons connus, je suis régulièrement en contact avec eux et je sais que si j’aurais besoin de quoi que ce soit, chacun d’eux serait disponible pour moi. »

Vivre dans une telle communauté a cependant créé aussi son lot de difficultés. «Les trente-sept membres que nous étions venaient tous de dénominations chrétiennes et d’arrières-plans très variés, et parfois ces différences créaient des tensions au sein de notre groupe», confie Hadiya. «Vivre avec les mêmes personnes en continu pendant sept mois représente un défi. Mais au final, c’était aussi très enrichissant car nous avons pu apprendre des expériences et points de vue différents de chacun d’entre nous.»

Hadiya a également fait face à de nombreuses différences culturelles en cours de route. «Nous avons passé une semaine de notre premier semestre dans la réserve Roseau River Anishinabe, à Roseau River, au Manitoba. Nous avons pu expérimenter de nombreux aspects de la culture Anishinabe, telle que la hutte de sudation. Nous avons également été témoins de différences culturelles lors de nos escapades urbaines dans les centres-villes de Winnipeg et Vancouver. Nous avons pu échanger avec des personnes vivant dans la rue, ainsi qu’avec ceux et celles qui travaillent pour les aider », se souvient Hadiya. «L’une des normes culturelles les plus importantes qui nous a marquée dans tous nos foyers d’accueil en Afrique du Sud était l’importance de la communauté. Il y avait toujours des amis, des membres de la famille et des voisins qui entraient et sortaient de la maison, et il était très rare de dîner avec seulement notre famille d’accueil. La plupart des repas étaient partagés avec d’autres. »

Hadiya a décidé de poursuivre ses études à la Canadian Mennonite University après ses voyages avec Outtatown. «La petite taille de la CMU (sept cents étudiants) signifie que le sentiment de communauté que j’ai tant aimé durant Outtatown est quelque chose que je continue d’expérimenter maintenant que j’étudie à la CMU», témoigne Hadiya. Elle est actuellement inscrite au programme de musicothérapie et souhaite travailler avec les aînés une fois son diplôme obtenu.

«Je recommande certainement Outtatown à tous, surtout si vous ne savez pas exactement ce que vous voulez faire après l’obtention de votre diplôme secondaire ou si vous cherchez simplement une occasion d’apprendre et d’explorer avant de commencer à l’université», encourage Hadiya. «Je ne savais pas à quoi m’attendre lorsque j’ai postulé à Outtatown, mais c’est certainement l’une des meilleures expériences de ma vie et c’est quelque chose dont je continue à apprendre, même après presque deux ans.»

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